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Patrick FRASELLE

Lettre à mon double, publiée dans La Bafouille Incontinente : intermède psychotique

3 Juillet 2011, 16:55pm

Publié par Patrick FRASELLE

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Bafouille Incontinente n° 10

Patrick FRASELLE

(Thème imposé : Lettre à mon double)

 

Introduction donc :

Bien que portant des pantalons en soie noire sauvage ; et, par-là, possédant par nature, une personnalité tunique, je peux affirmer fort et haut qu'il n'est pas possible que je possède un double ! Peut-être, James Ensor, Romain Gary ou bien Félicien Rops, à peine, comme pâles sosies pâles… quand beau il fait pour eux et que moins vieux j'étais l'on m'a dit souvent qu'ils me ressemblaient de visage… Pour sortir de l'impasse de ce thème imposé par La Ratatouille sans Bonne-Maman, il m'a surpris l'idée de dépêcher le miroir. C'est laquelle raison pour, pour écrire à mon gras-double, que je me suis installé devant le miroir sans tain de la salle à manger. Aimant fort me sustenter, j'ai d'ailleurs toujours été sale à manger. Bien qu'ayant un QI zine, je suis un sale long. J'adore aussi les sales de bain même si elles ne sont pas toujours propres pour les emmener dans la chambre-à-Marie-coucher. A peine je m'installe sans doublon et simplement autant dire singlement devant le miroir de la malle à changer (sa petite culotte) qu'il se lézarde : en d'autres mots, il se fend en deux zig-zag-zigouné. (Comme j'aime manger, j'ai toujours la dent en feu diagonalinée). Ou bien je suis l'Adam en feu mais ce n'est plus Eve c'est bien Marie qui possède deux lèvres pour me dé-posséder. D'ailleurs, souvent l'on dit : « A réchauffer lentement au bain-marie. » Et moi simple, je ne suis pas un sot pédé, puisque je n'aime que ma moitié qui n'est pas le double de moi mais bien une seule partie tout simplement indivisible en deux parties égales. Je me dis : « Bon patience, ya pas d'lézard si je vois mon double en triple… Moi plus les deux autres fragments de moi moi. Si je me sens triple j'aurais ainsi plus de tripes pour moi moi moi.

 

Quand je sais que d'autres amoureux niais pensent à leur moi… tiers. Pfffffff ! Et les tripes au petits oignons à réchauffer lentement aussi aux mains de Marie, hummmmm ! Bien sûr, j'ai bien conscience que si je suis saoul en écrivant la lettre à mon double que je vois triple avec mes tripes, nous serons alors six à nous écrire la même chose. On se fera donc les douze yeux. Je me sens ainsi proche ainsi du morcellement psycho(pa)trick. Schizophrénie morcelloïde Autisme de miroir. Catatonisme de terre cuite. Je vous écris donc ce que je vois en regardant mon double sextuplé car depuis que j'ai lancé le début de cette lettre, je suis maintenant saoul au vin (plus tard et plus bas, je serai voué aux seins). Aussi ainsi, la terre seule n'est plus cuite, ainsi aussi.

 

Narration donc :

Je me sius isnalté deanvt le miiror bisré. Ctete lézrade dtae de ma drenèrie gruere intéruiere. C'set duolbemnet inétesrsé que je sius moitvé par cet ércit sipmle que je te dsetnie, à toi mon duolbe qui n'xeiste pas. En penanst à pas toi qui est pas moi moi je vis un garnd morecllement pyshcoitque et je ne sias par qeul buot de moi plrear de toi… Toi, toi qui est moi moi. D'allierus l'ex-cahnosn dsiiat : « Toi, toi, mon toi ! » Svaior s'elle plraiat de toi-moi, de moi-toi ou bein du toît de la miaosn pour le pomilber, là, l'hitsiore a emfenré le seecrt. Je puex la récéire en dnisat : « Moi, moi, ton moi ! » le sceret de fmalile n'eatnat pas loin du secert de ma fllie. Pré-shciozphèrnqiue, on puorra rmeraquer de la pretrtubatoin aeffcitve, de l'maibvalence anssi que la cnotardiciton des pneséés et des sneitments. Affecté *d'écholalie tu répètes tout ce que je dis, espèce de satané miroir de… mes deux !

 

Intermède para-psychotique donc :

Moi, j'ai vu le plombier et il m'a parlé de toit. Tu me réponds : « Tu as vu le plombier et il t'a parlé de moi ? » Je te réponds (alliant le geste à la parole) : « Oui, oui, j'ai vu le plombier et il m'a parlé de toit. Ainsi, moi, je pense que toi tu te prends pour un toit ! Tu ne peux donc être mon moi, toi !

Conclusion donc :

Aimant ma différence, je suis content de te quitter mon double pseudo qui n'existe que dans ma psychose galopante. Aimant plus que tout les femmes et leurs seins, je suis content d'avoir écrit, cette « lettre à (leurs) monts doubles. » Sortant du narcissisme patho(i)logique, c'est bien la femme et sa différence qui est la plus belle chose sur cette Terre.

Ouf, je suis guéri de toi, satané miroir sans t(r)ain et sans toit.
Tu te sens, toi à l'étroit, toi ?
Lettre à mon double, lettre à l'autre, oui !
Lettre à Lautréamont (l'autre et à monts)
Moi, je me sens moi !
Pas toi ?

 

(Ecrit les 3, 4 et 5 mai dans l'enceinte de l'hôpital psychiatrique)

 

* Psychiatrie donc : l'affection psychique dite « écholalie » est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale. Le mot a une origine grecque : Écho (nymphe qui a donné son nom au phénomène de l'écho) et lalie (beau langage).

 

Patrick Fraselle

 

 

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