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Patrick FRASELLE

Twitter - Tweets perles perlings de tweets - l'art de l'insulte et du couperet sanglant

18 Mai 2016, 09:31am

Publié par Patrick FRASELLE

Twitter veut dire Gazouiller en anglais.

Twitter veut dire Gazouiller en anglais.

Les tweets envoyés à tous les connards de ce monde.

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Le trou du cul de Charles MICHEL - 1er Sinistre belge du gouvernement du MR de droite m'a bloqué immédiatement - c'est la preuve que l'un de ses collaborateurs lit ce qu'on lui envoie.

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J'ai twitté à beaucoup d'infâmes infra-sous-merdasses de ce monde dans beaucoup de pays.

VALLS - LE FOLL - CUKIERMAN - MICHEL - Koen GEENS -  D'AUTRES... DIFFERENTS GOUVERNEMENTS...

Personne ne m'a jamais répondu.

Personne ne m'a jamais bloqué.

Soit personne ne lit ces tweets; soit, ces personnes me laissent twitter par manipulation ?

Ils me surveillent et ils m'observent.

 

L'art de construire une bonne insulte en 140 caractères.

Un sublime plaisir.

L'insulte comme un sperme de l'esprit.

Du point de vue psychanalytique, l'insulte fait partie de la dynamique anale de l'individu.

Retenir lâcher se lâcher chier faire chier péter envoyer une sifflante envoyer une bonne diarrhée de mots sales salisants destructeurs violents etc.

 

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Patrick FRASELLE

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L'art de l'insulte par Arthur SCHOPENHAUER

 

« Lorsque l’insulteur a été gros­sier, il faut être encore plus gros­sier. Si les invec­tives ne font plus d’effet, il faut y aller à bras rac­cour­cis, mais là aussi il y a une gra­da­tion pour sau­ver l’honneur : les gifles se soignent par des coups de bâton, ceux-ci par des coups de cra­vache. Contre ces der­niers mêmes, cer­tains recom­mandent les cra­chats, pour voir. C’est seule­ment lorsque ces moyens arrivent trop tard qu’il faut recou­rir sans hési­ter à des opé­ra­tions san­glantes. » Voilà l’étonnant credo du phi­lo­sophe alle­mand Scho­pen­hauer (1788 — 1860), plus connu pour un pes­si­miste sys­tème phi­lo­so­phique pui­sant aux sources des upa­ni­shad (livre sacré hin­dou), et dont Franco Volpi nous expose les bases au tra­vers d’un guide alpha­bé­tique qu’on peut lire dans le désordre. Parce qu’insulter ou inju­rier repré­sente de fait l’issue de nom­breuses dis­cus­sions, le sage ne doit pas mécon­naître en l’espèce l’art de savoir faire face aux pires invec­tives. Voire, de maî­tri­ser (par l’exercice répété) les expé­dients de l’insulte si « la gros­siè­reté triomphe hélas tou­jours sur l’esprit » !

 

Le grand ennemi de Hegel et de Fichte, ces « phi­lo­so­phrastes, n’a certes jamais écrit un livre inti­tulé « art de l’insulte », mais il n’en reste pas moins qu’Arthur le misan­thrope a passé une bonne par­tie de sa vie à ago­nir d’injures ceux qui ont eu le tort de lui déplaire. Com­pi­lée par Volpi dans ce qui se donne comme un vade­me­cum de la méchan­ceté, la pen­sée du phi­lo­sophe de Dant­zig, qui s’en prit, entre autres, aux femmes (en par­ti­cu­lier « la dame », ce« monstre de civi­li­sa­tion euro­péenne et de bêtise” !), aux prêtres, à la nature, à la reli­gion, aux biblio­thèques, à la jus­tice, à l’Etat, aux Alle­mands, aux Fran­çais, aux phi­lo­sophes, aux bar­bus, au bruit, aux tou­ristes fait montre d’une belle vigueur …et d’un sens du pré­jugé fort peu phi­lo­so­phique. Ainsi note-t-on au hasard des pages quelques for­mules à l’emporte-pièce qui devraient assu­rer à plus d’un impé­trant un franc suc­cès en soi­rée : « Les autres conti­nents ont des singes ; l’Europe a des Fran­çais. Ceci com­pense cela. » ; « Les amis se disent sin­cères, les enne­mis le sont » ; « Ne se marier que « par amour » sans avoir à le regret­ter très vite, voire se marier tout court, signi­fie plon­ger les yeux ban­dés la main dans un sac, en espé­rant y décou­vrir une anguille parmi un tas de serpents. »

La raille­rie et le juron ont beau être du côté de « l’animalité », du « droit du plus fort », ou encore rame­nés au modèle des « pro­ces­sions reli­gieuses qui tou­jours reviennent à leur point de départ », c’est tou­jours avec jubi­la­tion que le colé­rique Scho­pen­hauer se penche sur leurs méca­nismes. Tant de piques où la viru­lence fiel­leuse le dis­pute à la noir­ceur d’âme assomment plus qu’elles ne diver­tissent à la longue, mais ces vitu­pé­ra­tions san­guines (qu’on eût aimé lire dans un texte bilingue) attestent aussi qu’un phi­lo­sophe, c’est avant tout un homme. Eh oui.

fre­de­ric grolleau

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