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Patrick FRASELLE

Pouvoir d'achat : comment on vous manipule ? par Jean-Paul Bombaerts

17 Mars 2016, 17:00pm

Publié par Patrick FRASELLE

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Pouvoir d'achat : comment on vous manipule ?
par Jean-Paul Bombaerts Journaliste Économie et Politique


Comment on vous manipule...

Si vous vous faites du soucis pour votre “pouvoir d'achat” j'ai une bonne nouvelle pour vous : le pouvoir d'achat n'existe pas. Si l'on emploi ce terme à tort et à travers c'est pour mieux masquer les enjeux économiques et les influences sournoises dont le consommateur, (le “derniers maillon de la chaîne” ou “la cible”) est l'objet.
Il n'y a aucun pouvoir à consommer. Le vrai “pouvoir de la consommation” est l'influence séductrice qui aboutit finalement à créer un réflexe de consommer que nous croyons notre mais qui n'est qu'une réponse induite et attendue que l'on fait passer pour un pouvoir, un droit, un libre choix...

Ceci dit il n'y a pas non plus de pouvoir dans l'argent cette idée est entretenue et acceptée par tous mais c'est un autre débat sur lequel nous reviendrons peut être un jour...

La vente, qui est à la base de la société de consommation use et abuse de technique de manipulations qui sous couvert de satisfaire les besoins des individus (quant il ne s'agit pas tout simplement d'en créer de nouveaux...) fait en fait de l'acheteur une véritable cible. Ce dernier ne se rend pas toujours compte de l'enjeu dont il est l'objet mais doit pourtant faire face régulièrement à ces formes de manipulations parfois des plus sournoises. Bien sur, il n'est pas dans l'intérêt de la “Société de Consommation” que l'acheteur potentiel (c'est à dire tout un chacun...) soit avertit des techniques utilisées contre lui...

Pouvoir d'achat !!! l'évolution de la situation (du marché de l'emploi, notamment) «pèse toujours sur le revenu disponible des ménages. Et même si ce dernier devait encore légèrement progresser cette année, grâce à l'indexation automatique passée des salaires et à la faible inflation actuelle, les craintes quant à l'évolution du marché de l'emploi se traduiraient par une hausse du taux d'épargne des ménages et une contraction de leur consommation. En 2010, la situation risque d'empirer, car le pouvoir d'achat se réduira suite aux pertes d'emplois et à l'absence d'indexation prévue. Ce n'est donc qu'au prix d'une baisse du taux d'épargne que la croissance de la consommation sera alors (faiblement) positive», prévoit ING.

L'heure est au discours vérité
Le nouveau ministre du Budget Guy Vanhengel a annoncé la couleur en premier : «austérité absolue jusqu'en 2015». Le Premier ministre Herman Van Rompuy prédit, lui, «dix années d'austérité budgétaire». Sentant le vent tourner, le contribuable n'a du reste pas attendu ces annonces officielles pour se remettre à épargner.
Bruxelles (L'Echo) - Du sang, de la sueur et des larmes. C'est en gros ce qui attend le contribuable belge durant les prochaines années. Le nouveau ministre du Budget Guy Vanhengel a annoncé la couleur en premier: «austérité absolue jusqu'en 2015». Le Premier ministre Herman Van Rompuy prédit, lui, «dix années d'austérité budgétaire». Sentant le vent tourner, le contribuable n'a du reste pas attendu ces annonces officielles pour se remettre à épargner.

Herman Van Rompuy ne craint pas ce genre de défi. C'est lui qui, sous l'ère Dehaene, a permis, au prix d'efforts énormes de la population, à la Belgique d'entrer dans l'euro. Aujourd'hui débarrassé d'arrière-pensées électorales puisqu'il ne compte pas se représenter en 2011, il n'hésite pas à tenir un discours vérité. Mais en même temps, il tient à rassurer en affirmant que «l'effort est surmontable». Standard & Poor's partage d'ailleurs cette confiance puisque l'agence de rating vient de renouveler sa note AA + pour la Belgique. Elle estime qu'au vu de ce que la Belgique a démontré par le passé en matière de capacité de désendettement (de 136 % en 1993, la dette est passée à 84 % en 2007), le pays devrait être en mesure de rééditer cette performance.

Les recettes pour y arriver sont d'ores et déjà connues: geler les dépenses primaires, associer les entités fédérées à l'effort à réaliser, mettre la bride à la croissance des dépenses de santé. Et très probablement lever de nouveaux impôts dont les contours, pour l'heure, ne sont pas encore très clairs. Sur les soins de santé, les fins de non-recevoir formulées par le PS et le CDH laissent penser qu'ils n'ont pas encore intégré le concept de discours vérité. À moins que cette prise de position ne soit dictée par des considérations tactiques en vue du conclave de la rentrée. Car entre une norme de croissance budgétaire de 4,5 % et un gel pur et simple des dépenses de santé, il y a une marge, sans pour autant détricoter un système auquel les Belges demeurent fondamentalement attachés.

par Jean-Paul Bombaerts
Journaliste Économie et Politique

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