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Patrick FRASELLE

Najat Vallaud Belkacem : vulgarité médiocrité arrivisme et destruction de la France - ou tant la "cruche" à la Vallaud qu'elle se Belkacem

13 Mars 2016, 19:31pm

Publié par Claire POLIN - enseignante

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 10 mars 2016

 

Najat Vallaud Belkacem : vulgarité médiocrité arrivisme et

destruction de la France - ou tant la "cruche" à la Vallaud qu'elle se Belkacem

P.F.

 

"Bruits de chiottes" lettre ouverte d'une enseignante à Najat Vallaud-Belkacem

 

Le 10/03/2016
 


 
Chère amie, cher ami,

Si quelque chose mobilise toute l'attention et une grande partie du temps

de la ministre, c'est son équipe de communicants.
De l'avis même de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem est

« le top de l'accro aux médias ». Croyez-le bien, chacun de ses gestes,

le moindre de ses éléments de langage, est minutieusement scruté par ses conseillers 

avant son passage aux informations.

C'est dire que lorsque la ministre de l'Éducation a répondu, mardi dernier sur France Info,

au sujet d'un dîner qu'elle aurait eu à Matignon, qu'elle n'entendait pas commenter des

« bruits de chiottes », cela n'avait rien d'un incident de conversation.

Bien au contraire.

Il s'agissait probablement d'une expression tout à fait choisie,

pour se présenter comme moderne, proche de la jeunesse et

de sa manière supposée de parler.

On ne saurait lui faire de meilleure réponse que cette enseignante,

dont le courrier m'a été transmis ce matin par un de ses collègues,

membre de SOS Éducation.

  •  


Lisez plutôt :

« Madame la ministre,

Mes élèves à moi apprennent à dire "wesh", "nique", "encule", "salope" dès le primaire.

Mes élèves à moi grandissent très souvent dans des familles où les parents

ne parlent pas français, et où le summum de la réussite consiste à passer manager chez KFC.

Mes élèves à moi n'écoutent pas Boris Vian et Desproges, ignorent l'existence

de Bach et Mahler. 

Mes élèves à moi n'ont droit qu'à Booba, La Fouine, Orelsan et Gradur. 

Mes élèves à moi doivent passer dix minutes sur chaque vers de Du Bellay

pour espérer comprendre quelque chose. 

Parce que leur référentiel principal, c'est Nabila et Touche pas à mon poste.

Mes élèves à moi poussent dans un environnement où les filles doivent dès

la 6ème s'habiller et se comporter en bonshommes, ou se voiler, si elles veulent avoir la paix.

Mes élèves à moi découvrent le porno bien avant d'avoir la chance de rencontrer Balzac. 

Nos élèves, madame la ministre, comprennent que s'ils veulent s'en sortir,

accéder aux postes que leurs talents et un travail acharné leur feraient mériter,

ils doivent d'abord se défaire de leur codes vestimentaires et langagiers,

découvrir les pronoms relatifs, atteindre le pluriel et le passé simple, se reposer sur le subjonctif.

Ils savent, croyez-moi, madame, que si je m'escrime à leur faire répéter dix fois

une phrase avec la bonne syntaxe et le ton juste, c'est parce que je refuse que

nos lâchetés et nos faiblesses fassent d'eux ce que la société imagine et entretient :

des racailles, des jeunes privés d'avenir car privés d'exigences, de langue, de style,

de beauté, de sens, enfin.

Nous luttons quotidiennement au milieu de nos gosses de REP et REP+ contre les "salope !",

"sale chien !", "tu m'fous les seum !". 

Nous luttons pour leur donner une noble vision d'eux-mêmes quand tout pousse au

contraire à faire d'eux des êtres hagards, décérébrés, violents.

Nous tentons de leur transmettre le Verbe, dans un monde qui ne leur offre

qu'Hanouna et Ribéry.

Nous ne passons pas nos journées à jouer les thuriféraires de la pensée unique,

rue de Grenelle, nous.

Nous ne nous faisons pas de courbettes entre deux numéros de cirque

à l'Assemblée Nationale. 

Nous avons les pieds dans la boue, une boue qui nous donne quelquefois la nausée,

tant nous sommes seuls, et isolés, et décriés, tant notre tâche paraît ridicule et vaine. 

Quand donc, à la radio, madame la ministre, vous lâchez votre "bruit de chiottes",

en bonne petite bourge qui ne voudrait pas avoir trop l'air d'être loin du petit peuple,

qui ne voudrait surtout pas faire le jeu de cet abominable élitisme dont tout le monde

sait que notre société crève, n'est-ce pas, quand donc vous vous soulagez verbalement,

ce n'est pas tant votre fonction que vous abîmez : c'est notre travail auprès des élèves,

nos mois d'épuisement et leur espoir, nos années de travail et leurs efforts,

nos séances passées à essayer de leur dire que ce n'est pas parce que

ce monde-ci est laid qu'il faut lui ressembler. 

Vous avez réussi, en quelques mois, à démontrer avec éclat votre conformisme,

votre arrogance, votre paresse intellectuelle. 

Nous n'ignorions rien de tout cela. 

Désormais, nous savons que vous êtes aussi vulgaire. 

On ne vous mettra pas de 0/20, puisque vous avez aussi décidé que l'évaluation,

c'était mal, péché, Sheitan, vilainpasbeau. 

Vous aurez simplement gagné le mépris absolu de milliers d'enseignants 

qui bien souvent, eux aussi, quand ils sont un peu à bout, aimeraient

en lâcher une bonne grosse bien vulgaire, en classe, mais se retiennent, 

par souci d'exemplarité. »


Je crois que l'on ne saurait mieux dire... n'hésitez pas à faire suivre ce message à vos amis ! 
 

Claire Polin

  •  

Patrick FRASELLE

"La classe politique est une fosse à purin à ciel ouvert." DIEUDONNE

 

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